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Les français ne veulent plus des moteurs essence, trop chers à l'usage : le grand retour du diesel ?

Décrié, le diesel avait perdu de fortes part de marché auprès des automobilistes. Mais ces derniers, face à des consommations promises qui ne correspondent pas à leur réalité, à une note nettement plus salée à la pompe, sont de plus en plus nombreux à se tourner vers les véhicules électriques ou, pour les plus modestes, à revenir au diesel…


Les français ne veulent plus des moteurs essence, trop chers à l'usage : le grand retour du diesel ?
Face aux assauts des défenseurs de l'environnement, le diesel, autrefois majoritaire, a perdu de fortes parts de marché au bénéfice des moteurs essence, réputés plus propres. En métropole, le diesel ne représente plus que 34,5 % du mix de ventes de véhicules neufs au premier trimestre 2019, contre 72,9 % en 2012. A la Réunion, il est passé sous le cap des 50 % des véhicules neufs vendus. Cette semaine, le journal spécialisé, l'Argus a sondé ses lecteurs passés à l'essence et 68,3 % des interrogés ont avoué été surpris par une consommation excessive. Parmi eux, seuls 18,7 % déclarent que leur prochaine monture roulera quand même au sans-plomb. D’autres souhaitent tenter l’expérience de l’hybride ou de l’électrique (20,8 %) mais la majorité confie vouloir revenir au bon vieux gazole (28,8 %).
Ce revirement s'explique parfaitement souligne un article paru dans le Figaro : « de façon générale, les moteurs essence consomment, pour une utilisation similaire, plus que les diesels : un litre de sans-plomb, affiche une densité énergétique inférieure à celle du gasoil, à savoir 9,4 kWh par litre seulement, contre 10,7 kWh pour son homologue alimentant les moteurs diesel ». Deuxième explication, « les groupes fonctionnant au sans-plomb offrent généralement un couple inférieur à bas régime, ce qui oblige à les solliciter davantage dans les phases de démarrage, avec un préjudice pour la consommation d’autant plus important que le véhicule est lourd. » Enfin, le parc automobile européen, français et local, s'est résolument orienté vers les SUV, plus lourds donc plus énergivores en carburant.
Une source de l’Argus confie qu’environ 20% des SUV essence loués par des particuliers en contrat LOA reviennent prématurément en concession pour cause de consommation excessive. Certains constructeurs comme Audi ont parfaitement compris le problème. Ses modèles les plus sportifs, berlines comme SUV, badgés S, ne bénéficieront plus que de moteurs diesels, plus coupleux mais aussi moins énergivores et donc moins polluants que les moteurs essence, avec pour l'automobiliste, plusieurs milliers d'euros d'économisés chaque année à condition de rouler plus de 20 000 kms par an, un modèle diesel étant plus cher qu'une version essence.

Jeudi 23 Mai 2019
Jean Pierre Vidot
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