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ARRESTATION DE CARLOS GHOSN : L'Alliance dans la tourmente…

Le tout puissant Carlos Ghosn, président de l'Alliance Renault-Nissan, à l'origine du redressement de la marque japonaise, a été mis en garde à vue à Tokyo avec des accusations de fraude fiscale. Il aurait dissimulé une partie de ses revenus au fisc japonais… Certains y voient une manœuvre des nationalistes Japonais pour récupérer l'un des fleurons de leur industrie…


Carlos Ghosn, président de l'Alliance lors du Mondial de l'Automobile…
Carlos Ghosn, président de l'Alliance lors du Mondial de l'Automobile…
On reproche au PDG de l'Alliance d'avoir « pendant de nombreuses années déclaré des revenus inférieurs au montant réel », affirme la direction de Nissan, parlant de 5 milliards de yens (38 millions d’euros) dissimulés pendant cinq ans, à compter de 2011. Les informations proviendraient d’une enquête interne lancée à la suite des éléments rassemblés par un lanceur d’alerte. « D’autres malversations ont été découvertes, affirme encore la direction, telles que l’utilisation de biens de l’entreprise à des fins personnelles. »
Nissan met aussi l'accent sur le « côté obscur » de son ancien PDG et devrait proposer lors de la prochaine réunion du conseil d'administration, jeudi, de le démettre de ses fonctions. Mitsubishi, racheté par Nissan, devrait également proposer la même mesure.
En France, le Parquet National Financier affirme « qu’aucun dossier n’est ouvert aujourd’hui à l’encontre de Carlos Ghosn » mais reste à l'écoute de la justice japonaise si celle-ci demandait d'enquêter en France. Renault indique de son côté avoir « pris connaissance » des informations diffusées par Nissan. « Nous sommes dans l’attente d’informations complémentaires, fait-on savoir au siège de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Un conseil d’administration devrait se réunir rapidement. » Actionnaire de Renault à hauteur de 15%, l'Etat suit ce dossier avec priorité. « Nous avons demandé il y a déjà plusieurs mois à Carlos Ghosn de travailler à sa succession, confirme-t-on à Bercy. Après, il est beaucoup trop tôt pour en parler. Nous allons voir si Carlos Ghosn va être libéré d’ici 48 heures ou s’il existe une clause dans son contrat concernant un intérim provisoire possible. L’Etat aura en tout cas son mot à dire. » Les salariés de Renault sont inquiets, cette crise pouvant selon eux provoquer des mesures sociales au sein de l'entreprise du fait de la baisse importante de l'action Renault. Mais certains observateurs soulignent que depuis le redressement de Nissan et l'arrivée de nationalistes au pouvoir au Japon, ces derniers voient d'un mauvais oeil l'un des fleurons de leur industrie automobile être contrôlée par un groupe étranger.
 

Mardi 20 Novembre 2018
Jean Pierre Vidot
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